Au sujet du Principe Moteur du Monde Physique

Philippe de Bellescize
Philippe de Bellescize

le 02/11/2018 à 10:41 Citer ce message

En réponse à Christian Sutterlin suite à la lecture de son livre « L’espace », les trois premiers paragraphes de ce message n’ont pas trop d’intérêt en ce qui concerne le sujet de cette discussion.

J'ai lu votre livre quelques remarques d'ordre général (points d'accord, points de divergence)

J'ai lu votre livre, nous ne sommes pas d'accord sur tout mais nous convergeons sur deux points très importants: la vitesse de la lumière et l'idée de particules participant à la génération d'un espace de référence. Par contre, pour la lumière, j'ai tendance à penser que les photons vont d'un point à un autre de l'espace ce qui, si j'ai bien compris, n'est pas votre positionnement. Mais, je le reconnais, l'expérience des fentes de Young dans ma perspective pose différentes difficultés, c'est donc une affaire à suivre. Par contre, en ce qui concerne les ondes gravitationnelle, je ne pense pas que les gravitons passent d'un point un autre de l'espace, puisqu'ils seraient à l'origine du tissu même de l'espace. Quand j'ai écrit mon avant dernier livre je crois que je n'avais pas encore pris connaissance de l'effet Sagnac, mais je l'avais prévu (voir les chapitres 10 et 11). J'hésite à communiquer mon avant dernier livre en entier car je ne suis pas satisfait du chapitre 12. C'est un peu lié à mon état de santé à cette époque. A ce sujet, maintenant que je vais mieux, il faudrait que j'entame un travail avec des philosophes et des théologiens, car il y aurait différentes questions à creuser.

J'ai d'ailleurs rajouté cette note il y a deux jours sur mon site, dans la page commentaire sur le livre: ("Je tiens à signaler que j'avais encore, à l'époque, de sérieux problèmes de santé et que le chapitre 12 n'est pas suffisamment bien construit et rédigé. Il faudrait mieux expliciter les diverses problématiques. J'aurais peut-être mieux fait de ne pas aborder certains sujets qui ne sont pas correctement cernés et que je ne maitrisais pas suffisamment à l'époque, en particulier la question de la substance pour ce qui concerne le monde physique. Mais il y aurait tout de même, dans un travail d'explicitation, divers éléments à reprendre.") En fait il faut comprendre que mon positionnement sur le principe moteur n'est pas incompatible avec une conception trinitaire de l'action de Dieu sur le monde physique. Je comprends mieux maintenant ce qui est en question, mais il y aurait tout un travail à entreprendre sur ce sujet.

Dans mon dernier livre, celui que je vous ai envoyé, je pense que je fais la démonstration que la vitesse de la lumière ne peut pas être physiquement invariante vis-à-vis de tous les référentiels inertiels. Ce qui est une question très importante pour la physique. D'ailleurs, à la lecture de votre livre, je vois que vous étiez arrivé à la même conclusion depuis fort longtemps déjà, mais par un autre cheminement. L'exposé de mon dernier livre n'est pas encore, sur cette question, suffisamment précis et complet. C'est un sujet qu'il serait intéressant de reprendre le plus adéquatement possible, car il y a de quoi bouleverser la conception de l'espace-temps de la physique actuelle. Il faudrait un jour que la presse scientifique comprenne la portée de l'argumentation et s'empare de ce sujet, affaire à suivre là aussi. J'ai complété mon dernier livre par différents textes, j'avance progressivement dans mon analyse. Je vous redonne les liens:

http://www.leprincipemoteurdelunivers.com/pages/experience-train-einstein.html
http://www.leprincipemoteurdelunivers.com/pages/lettre-circulaire-du.html
http://www.leprincipemoteurdelunivers.com/pages/recapitulation.html

Si on comprend bien le sujet abordé, il devient évident qu'il est nécessaire de changer de manière radicale de conception de l'espace-temps. C'est donc un bouleversement majeur qui devrait progressivement toucher la physique. En effet il est possible de démontrer de manière certaine que la conception du temps, généralement associée à la relativité restreinte, n'est pas la bonne, et à partir de là il devient évident qu'il faut tout repenser. Il se pose alors la question de savoir sur quel postulat conceptuel une théorie générale de l'Univers peut reposer. Or je pense que c'est en ayant découvert le mode d'action du principe moteur de l'Univers que l'on pourra poser le postulat conceptuel le plus fondamental possible. De deux choses l'une, soit le monde physique "se meut tout seul", soit il "ne se meut pas tout seul". Et, s'il ne se meut pas tout seul, il n'y a pas trente six manières dont le principe moteur du monde physique peut agir, il n'y en a sans doute qu'une: une action immanente et par interrelation, selon la détermination des éléments. On aurait le spirituel le principe moteur, le "matériel" les constituants, le physique l'action immanente et par interrelation, selon la détermination des éléments, du principe moteur. C'est le fait que l'action du principe moteur serait selon la détermination des constituants qui permettrait à celle-ci d'être physique. Il faut comprendre que, pour Dieu, le fait d'avoir une action immanente ne l'empêche pas d'être transcendant. Mais même si le principe moteur du monde physique agit de cette manière là, ce n'est pas pour cela qu'il n'y a pas un ordre physique distinct de l'ordre spirituel.

On peut arriver à ce positionnement en comprenant, d'une part que tout mouvement implique une cause actuelle, d'autre part que cette cause actuelle ne peut pas être dans tous les cas de figure mécanique, et que donc elle implique un autre principe moteur que la matière quantifiée. J'appelle action mécanique une action par contact entre deux corps, ou grâce à un médium quantifié agissant par contact. Une action non mécanique serait donc une action à distance ne nécessitant pas de médium quantifié. A partir du moment où l'on a compris qu'il y a nécessairement un instant présent pour l'Univers, c'est par le changement d'état de l'Univers qu'il y a du mouvement et à tout changement d'état il faut une cause. Ce qui revient à dire que tout mouvement implique une cause actuelle. Or on comprend, si on analyse le mouvement de projection, que cette cause actuelle ne peut pas être mécanique. Le principal problème consiste à concilier, la notion de cause actuelle pour tout mouvement, avec la notion d'inertie. J'ai déjà pas mal travaillé sur ce sujet et il faudrait que j'explicite encore mieux les choses.

Vous devriez d'ailleurs arriver au même positionnement que moi, à partir du moment où vous pensez qu'il y a des particules d'espace, et si vous distinguez ces particules des champs qui les relient. En effet on peut considérer que l'extension même de l'espace est due à la relation que ces particules entretiennent entre elles. Ce qui revient à dire que l'on définit l'espace de manière relationnelle. Dans un espace défini de manière relationnelle, il faut aussi définir le mouvement de manière relationnelle. Ce qui revient à dire que tout mouvement implique une cause actuelle: l'évolution de la relation actuelle entre les corps. Je ne sais pas si cet aspect des choses à bien été pris en compte par les partisans d'une approche relationnelle de l'espace. Tant que l'on n'a pas compris que c'est la relation actuelle entre les corps qui est cause du mouvement, on n'est pas encore, à mon avis, dans une approche complètement relationnelle de l'espace-temps. Et, pour diverses raisons, cette relation actuelle entre les corps ne peut pas être dans tous les cas de figure mécanique, ce qui oblige à poser un autre principe que la matière quantifiée. Ce principe ne pouvant agir que de manière immanente et par interrelation selon la détermination des éléments. D'ailleurs, si on réfléchi bien, on ne voit pas comment il pourrait y avoir une unité du monde physique autrement. Sans principe moteur agissant de cette manière là, les corps seraient seulement juxtaposés les uns aux autres.

Je vois deux difficultés de taille dans l'idée de tourbillon comme cause du mouvement des planètes. Il faut expliquer, d'une part ce qui est cause du mouvement du tourbillon, d'autre part c'est insuffisant pour rendre compte de l'inertie, car, même s'il y a tourbillon, un corps en état d'inertie peut avoir un mouvement inverse au tourbillon. C'est d'ailleurs pour cette raison que, s'il faut une cause actuelle pour rendre compte du mouvement, celle-ci ne peut pas être mécanique. En fait je ne pense pas que l'on puisse rendre compte du mouvement et de l'unité du monde physique par des forces uniquement mécaniques. Or la matière quantifiée, par elle-même, ne peut agir que de cette manière là, c'est pour cela que l'on a besoin d'un autre principe pour comprendre le monde physique: le principe moteur. Et il n'y a pas trente six possibilités en ce qui concerne son mode d'action.

Bien cordialement
Philippe de Bellescize

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