En physique ne faudrait-il pas tenir compte des faits suivants?

En physique ne faudrait-il pas tenir compte des faits suivants?

 

C'est l'existence même de l'être qui implique une simultanéité absolue au niveau physique (avec les conséquences que cela entraîne sur l'invariance de la vitesse de la lumière). En effet ou bien un corps existe ou bien il n'existe pas, ce qui est contraire à la vision du monde de la relativité restreinte, ou il faudrait qu'un même corps existe vis-à-vis d'un observateur et pas vis-à-vis de l'autre, alors que les deux observateurs sont à la "même position". C'est d'ailleurs aussi physiquement impossible, pour s'en persuader il suffit de comprendre l'objection de la navette et du missile. De plus, si on a une approche relationnelle de l'espace, sans une relation actuelle entre les corps, il n'y a plus d'espace, ce qui milite aussi pour un instant présent pour l'Univers.

Une approche relationnelle de l'espace implique une approche relationnelle du mouvement, ce qui veut dire que, dans ce cadre, tout mouvement réclame une cause actuelle: la relation entre les corps. Comme cette relation ne peut pas être mécanique dans tout les cas de figure, elle nécessite un principe moteur distinct de la matière quantifiée agissant de manière immanente et par interrelation, selon la détermination des éléments.

Une fois le mode d'action du principe moteur du monde physique découvert, c'est de cette manière là que l'on comprendra comment l'espace-temps est une émanation de la causalité. En effet, à partir de ce constat, on peut formuler un postulat conceptuel permettant une compréhension profonde de certains concepts initiaux de la physique comme la masse, l'espace, l'inertie, l'impulsion et le temps. Ce qui peut être considéré comme le cadre conceptuel initial d'une théorie générale de l'Univers.

Cette démarche dépasse le cadre de la physique et peut avoir des conséquences culturelles importantes dans divers domaines. Cela vaut la peine de faire avancer ce sujet aussi pour son apport culturel.

 

Objection:

On ne peut pas constater de manière expérimentale la simultanéité absolue au niveau physique, c'est donc un concept métaphysique et à ce titre elle ne concerne pas la physique.

Réponse :

L'invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique, mais cette dernière ne peut pas être constatée directement, c'est une position métaphysique impliquée par la relativité restreinte. Par contre on peut montrer que cette conception des choses aboutit à des contradictions (voir objection de la navette et du missile). En effet, en suivant cette objection, on s'aperçoit, si on tient compte de la relativité de la simultanéité au niveau physique, que l'on peut formuler deux calculs mathématiques contradictoires en ce qui concerne la position du missile. Ce qui montre que la relativité restreinte, si on tient compte de son présupposé: "la relativité de la simultanéité au niveau physique", aboutit, même d'un point de vue mathématique, à une contradiction. Ce qui veut dire que, d'un point de vue physique, il y a nécessairement une simultanéité absolue, car il n'y a pas de tierce possibilité.

 

Deux horloges différentes dans le même référentiel peuvent tournent simultanément à des rythmes différents. Si on admet qu'il y a une simultanéité absolue au niveau physique, on doit aussi admettre, au regard des résultats de la physique, que deux horloges identiques, placées dans des conditions différentes, peuvent tourner simultanément à des rythmes différents (1)."La relativité de la simultanéité au niveau physique" est un concept métaphysique impliqué par la relativité restreinte et l'on s'aperçoit avec l'objection de la navette et du missile que ce concept ne convient pas, d’où la nécessité d'élaborer un autre cadre de pensée pour la physique. A partir du moment où l'on comprend qu'il y a nécessairement une simultanéité absolue, on comprend aussi qu'il y a une adaptation constante de la vitesse des rayons lumineux à la configuration spatiale. Ce qui peut conduire les physiciens à une conception relationnelle de l'espace et du mouvement. Mais ce n'est pas de cette manière que j'y suis parvenu dans ma démarche.

 

Note 1: Deux horloges identiques animées d'un même mouvement, si elles sont à des distances différentes d'une masse importante ne vont pas tourner au même rythme (par exemple deux horloges dans une fusée s'approchant d'une planète massive). Or d'après la relativité restreinte on peut associer au référentiel une ligne de simultanéité. Ce qui veut dire que, dans le cas évoqué, on peut très bien considérer que les deux horloges identiques tournent simultanément à des rythmes différents. Bien sûr la courbure de l'espace n'est pas prise en compte par la relativité restreinte.

 

Philippe de Bellescize