Pour une meilleure compréhension de mon livre

Pour une meilleure compréhension de mon livre "Et si Einstein s'était trompé sur un point capital dans son analyse aboutissant à la relativité restreinte"

(Texte relu, jusqu'aux explications complémentaires, par USAN-Correction qui a effectué un très bon travail dans la relecture de ce livre et que je recommande vivement)

http://www.correction-textes.com/  

 

 

Voici quelques remarques permettant une meilleure compréhension de mon livre Et si Einstein s’était trompé sur un point capital dans son analyse aboutissant à la relativité restreinte ?

L’invariance de la vitesse de la lumière, comme deuxième postulat de la relativité restreinte, implique la relativité de la simultanéité au niveau physique. De ce fait, on peut considérer que cette dernière est à l’origine de la conception du temps de la relativité restreinte. Dans mon ouvrage, je cherche à savoir si cette relativité de la simultanéité au niveau physique est réellement possible. Il faut s’en tenir à cela, car c’est sans doute la seule manière de démontrer qu’il y a en fait une simultanéité absolue, et que, dès lors, la vitesse de la lumière ne peut pas être dans tous les cas de figure invariante.

La physique, dans sa façon de procéder, n’a pas forcément cette ligne d’interprétation en ce qui concerne la relativité de la simultanéité, mais ce n’est pas une cause de non-poursuite du raisonnement jusqu’au bout. En effet, je prétends que c’est peut-être la seule manière de ne pas rester dans le flou, et conclus en affirmant qu’il existe nécessairement au niveau physique une simultanéité absolue, ce qui peut aboutir à une évolution très importante de notre conception de l’espace-temps. D’ailleurs, certains scientifiques, voulant unir relativité et quanta, cherchent à adopter une approche relationnelle de l’espace. Mais, de mon point de vue, cela implique de sortir de la conception du temps de la relativité restreinte.

Un lecteur de mon ouvrage m’a fait remarquer que, au-delà de la relativité de la simultanéité, la relativité restreinte traitait d’invariants, par exemple en ce qui concerne le temps propre ou l’intervalle d’espace-temps, et que c’était principalement cela que les scientifiques prenaient en compte. Mais, en fait, l’approche de ces deux notions va être différente selon que l’on pense qu’il y a une simultanéité absolue, ou bien, au contraire, une relativité de la simultanéité. Par exemple, concernant la notion de temps propre, elle peut être aussi présente avec une simultanéité absolue, mais son approche est différente (voir page 39 de mon livre). Ainsi, même si la physique n’a pas forcément dans sa manière de procéder cette ligne d’interprétation, cela n’empêche pas de poursuivre le raisonnement jusqu’au bout.

Lors d’une discussion sur ce sujet, il est important de considérer ces différents points :

1 - L’invariance de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique. La conception du temps de la relativité restreinte repose donc au moins à son origine, si l’on se penche sur le deuxième postulat de la relativité restreinte (l’invariance de c), sur la relativité de la simultanéité au niveau physique.

Voilà ce qu’il faut entendre, selon mon analyse, par relativité de la simultanéité au niveau physique :

« Du point de vue de ce qui se passe physiquement dans l’expérience du train d’Einstein, lorsque les deux observateurs sont à la même position, soit le rayon lumineux à l’arrière du train existe “vis-à-vis” des deux observateurs et on a une simultanéité absolue, soit il existe seulement “vis-à-vis” d’un des deux observateurs et on a une relativité de la simultanéité au niveau physique. Il n’y a pas de tierce possibilité. Or, avec une relativité de la simultanéité au niveau physique, on arrive à des contradictions, ce qui nous montre de manière certaine qu’il y a en fait une simultanéité absolue au niveau physique. Cela signifie aussi que la vitesse de la lumière ne peut pas être dans tous les cas de figure invariante » (page 25 de Et si Einstein s’était trompé sur un point capital dans son analyse aboutissant à la relativité restreinte ?)

            J’affirme qu’il n’y a pas de tierce possibilité entre relativité de la simultanéité au niveau physique et simultanéité absolue, car, à partir du moment où l’on admet que le rayon lumineux a été émis pour un observateur, ou bien il a aussi été émis pour l’autre observateur, ou bien non.

2 - La relativité de la simultanéité au niveau physique est physiquement et métaphysiquement impossible. On s’en aperçoit dès lors que l’on prend en compte l’existence des corps (se reporter à la démonstration de mon livre).

On n’est pas obligé de considérer le moment de l’accélération pour traiter mon objection. Il suffit de prendre en compte l’instant où l’observateur de la gare a commencé son accélération et celui où il rejoint l’observateur du train en ayant le même mouvement que lui. En sachant que, quand l’observateur de la gare rejoint l’observateur du train, son point de vue doit être le même que le sien. Et, si l’on considère qu’il y a une relativité de la simultanéité au niveau physique, on peut faire face à cette impossibilité physique et métaphysique : « le rayon lumineux (qui peut être remplacé par n’importe quel corps) qui a existé vis-à-vis de l’observateur de la gare devrait, par la suite, n’avoir pas encore existé vis-à-vis de ce même observateur. » Il suffit, pour se trouver dans ce cas-là, que l’observateur de la gare, une fois que le rayon lumineux a été émis pour lui, rejoigne l’observateur du train avant que ledit rayon soit émis pour ce dernier. Tant que l’on ne considère pas l’existence du rayon lumineux ou de « la balle de tennis » vis-à-vis de l’observateur de la gare, on ne voit pas l’objection. Il faut découvrir, pour parvenir à ma position, ce que la relativité de la simultanéité au niveau physique implique.

3 - Et comme il n’existe pas de tierce possibilité entre relativité de la simultanéité au niveau physique et simultanéité absolue au niveau physique, cela signifie qu’il y a forcément une simultanéité absolue au niveau physique, et que, de ce fait, la vitesse de la lumière ne peut pas être dans tous les cas de figure invariante (voir page 27 de mon dernier livre). La simultanéité absolue n’implique pas de temps absolu, deux horloges identiques, placées dans des conditions différentes, pouvant très bien tourner simultanément à des rythmes différents. Son existence au niveau physique ne suppose pas non plus l’absence d’une relativité de la simultanéité au niveau opérationnel, liée à la synchronisation des horloges. Cela serait d’ailleurs impossible autrement.

4 - C’est à partir du moment où l’on considère ce qui est censé se passer physiquement que cette argumentation me paraît imparable. Mais, si ce problème a déjà longuement été évoqué par les scientifiques et les philosophes, il se pose la question de savoir pourquoi ils n’aboutissent pas à la même conclusion. En effet, je ne constate aucune faille dans ce raisonnement. À mon avis, leur désaccord vient de leur limitation à une approche mathématique et opérationnelle, sans prise en compte du fait que l’invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique. À partir du moment où l’on admet ce point, on est bien obligé de donner un sens physique aux lignes de simultanéité en les faisant correspondre, à travers une reconstruction de ce qui est censé se passer physiquement, à l’existence des corps. D’après mon analyse, c’est parce que les scientifiques et les philosophes n’effectuent pas cette démarche qu’ils ne s’aperçoivent pas que la relativité de la simultanéité au niveau physique est physiquement et métaphysiquement impossible.

 

À partir de là, il peut y avoir toute une discussion sur la nouvelle vision de l’univers qu’il faut élaborer. Mon précédent livre, Le Principe Moteur de l’Univers et l’Espace-Temps, traite de ce sujet au niveau philosophique, mais de manière encore trop imprécise. De plus, il comporte des considérations théologiques, ce qui peut être rebutant pour certains. Il s’agit de parvenir à une théorie générale de l’univers en se demandant sur quel postulat conceptuel elle peut reposer, d’où le rôle d’une approche philosophique sur cette question (voir postface du livre Et si Einstein s’était trompé sur un point capital dans son analyse aboutissant à la relativité restreinte ? et chapitres VI et VIII du livre Le Principe Moteur de l’Univers et l’Espace-Temps). Il me semble, en ce qui concerne tous ces sujets, qu’il y a vraiment matière à débat. Bien sûr, ma façon d’aborder les choses est sans doute inhabituelle, mais ce n’est pas pour cela qu’elle n’est pas pertinente.

 

Explications complémentaires :

Relativité de la simultanéité au niveau physique :

Une fois que l'on a compris que l'invariance de la vitesse de la lumière impliquait la relativité de la simultanéité au niveau physique tout le reste découle. Il n’y a pas trente six manières de définir la relativité de la simultanéité au niveau physique, il n’y en a sans doute qu’une:

Dans l’expérience de pensée du train Einstein, les deux rayons lumineux sont émis simultanément pour l’observateur de la gare, et  ne seraient, d’après l’interprétation d’Einstein, pas émis  simultanément pour l’observateur du train.

Pour l’observateur de la gare, les deux rayons lumineux sont émis lorsque les deux observateurs sont à la même distance des deux sources lumineuses . (quand les deux observateurs sont en face)

Pour l’observateur du train, le rayon lumineux à l’avant du train serait émis avant le rayon lumineux à l’arrière du train. Lorsque les deux observateurs sont à la même distance des deux sources lumineuses (quand les deux observateurs sont en face), le rayon lumineux à l’avant du train aurait déjà été émis, le rayon lumineux à l’arrière du train n’aurait pas encore été émis. Il sera émis quand l’observateur du train sera un peu plus loin.

Donc, lorsque les deux observateurs sont à la même distance des deux sources lumineuses (quand les deux observateurs sont en face), le rayon lumineux à l’arrière du train est sensé exister à l’arrière du train vis-à-vis de l’observateur de la gare et sensé ne pas exister vis-à-vis de l’observateur du train (c'est cela la relativité de la simultanéité au niveau physique). Il existera, vis-à-vis de l'observateur du train, quand l'observateur du train sera plus loin, et cela peut être beaucoup plus loin si les sources lumineuses sont très éloignées. C'est ce qui est impliqué par l'expérience de pensée du train d'Einstein, même si ce n'est pas dit explicitement. Il suffit de suivre le raisonnement pour le comprendre.

 

La ligne de simultanéité de l'observateur de la gare permet de dire que le rayon lumineux ou "la balle de tennis" existe vis-à-vis de l'observateur de la gare quand les deux observateurs sont en face , et à partir de cet instant là on peut calculer la trajectoire de "la balle de tennis" par rapport à l'observateur de la gare (le rayon lumineux, en ce qui concerne la relativité de la simultanéité, peut être remplacé par n'importe quel corps).

De même, quand l'observateur du train aura dépassé la gare, par exemple 100 mètres plus loin: la ligne de simultanéité de l'observateur du train permet de dire que le rayon lumineux ou "la balle de tennis" existe à partir de cet instant là vis-à-vis de l'observateur du train (du moins selon l’interprétation d’Einstein).  Et à partir de cet instant là on peut calculer la trajectoire de "la balle de tennis" par rapport à l'observateur du train.


Et si l'observateur de la gare accélère et rejoint l'observateur du train , dans certains cas de figure les deux calculs ne vont pas correspondre, et, de ce fait on a deux représentations mathématiques contradictoires en ce qui concerne la position de "la balle de tennis" . C’est ce qui est montré avec l’exemple de la navette et du missile, et, de mon point de vue, ce raisonnement est inattaquable. Ce qui montre qu'il n'y a en fait, au niveau physique, pas de relativité de la simultanéité.

 

(On peut faire la correspondance avec l’exemple de la navette et du missile, voir vidéo plus loin).

 

Objection :

Comme on ne peut pas être sur de la synchronisation de deux horloges distantes, on ne peut pas savoir quand le rayon lumineux a été émis pour l’observateur de la gare, et, de ce fait, l’expérience de pensée n’est pas valide.

Réponse :

Ce n’est pas exactement comme cela que se présente l’expérience de pensée. C’est l’erreur d’appréciation de beaucoup de physiciens, il y en effet une confusion entre le théorique et l’opérationnel. On a absolument pas besoin de synchroniser les horloges de manière opérationnelle pour que l’objection soit valide. Je pars du constat que l’invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique, c’est une vérité théorique au delà de l’aspect opérationnel. Et c’est à partir de cette vérité théorique que je bâtis mon objection. Il s’agit de juger si "la relativité de la simultanéité au niveau physique" est réellement possible.

Pour que la vitesse de la lumière puisse être invariante cette vérité théorique implique que, dans l’expérience de pensée du train d’Einstein, le rayon lumineux à l’arrière du train existe vis-à-vis de l’observateur de la gare et n’existe pas vis-à-vis de l’observateur du train, lorsque les deux observateurs se croisent. Et on peut se trouver dans le cas ou l’observateur de la gare peut rejoindre l’observateur du train avant que le rayon lumineux existe pour l’observateur du train. Comme l’observateur de la gare, quand il rejoint l’observateur du train, doit prendre le point de vue de l’observateur du train, on se trouve dans le cas ou le rayon lumineux qui a existé vis-à-vis de l’observateur de la gare devrait par la suite n’avoir pas encore existé vis-à-vis du même observateur, ce qui est impossible.

 

Exemple de la navette et du missile:

Spacetime diagram of relativity does not correspond to what actually occurs. This would also mean that the speed of light is not always invariant.


https://youtu.be/6ZLSlDn4W_8

 

Imaginons que le missile ait déjà parcouru 100 mètres avant que la navette n'accélère, la navette commence le premier calcul de la trajectoire du missile à partir de ce point là.

Une fois que la navette a accéléré, elle regarde quelle est la position du missile sur le diagramme d'espace-temps et là le missile n'est pas encore parti. Elle commence le deuxième calcul de la trajectoire du missile alors que le missile est sensé être encore à son point de départ.

On voit bien que les deux calculs ne vont pas donner le même moment d'arrivée du missile, puisque selon le premier calcul le missile a parcouru plus de 100 mètres, alors que selon le deuxième calcul le missile n'est pas encore parti (ces deux calculs, à ce moment là, étant réalisés en même temps depuis la navette). Ce qui veut dire que, si on suit ce que dit le diagramme d’espace-temps, dans certains cas de figure, on peut avoir deux représentations mathématiques contradictoires en ce qui concerne la position du missile. Bien sûr, pour que cela apparaisse de manière évidente, tel que je viens de le décrire,  il faudrait que le missile soit à des centaines de milliards de kilomètres de la navette.

 

Objection :

On ne peut pas se servir du principe de causalité, tel que défini en philosophie, pour montrer que l’approche de la causalité en relativité restreinte est fausse.

Réponse :

« En physique, le principe de causalité affirme que si un phénomène (nommé cause) produit un autre phénomène (nommé effet), alors l'effet ne peut précéder la cause. À ce jour, il n'a pas été mis en défaut par l’expérience, mais certaines théories envisagent une causalité inversée. » Wikipédia

Il est question du  rapport entre l’antécédent et le conséquent.  Mais le rapport entre l’antécédent et le conséquent suppose l’existence de réalité ayant un certain comportement. C’est pour cela que le principe de causalité, ce n’est pas seulement le rapport entre l’antécédent et le conséquent, mais c’est ce qui rend compte de l’existence des choses de leur structure et de leur comportement. Et, en prenant en compte l’existence des corps, on voit bien que l'approche de la relativité restreinte doit être remplacée par une vision plus profonde du monde physique. Ce qui ne veut pas dire que cette théorie ne gardera pas un domaine important d'application.

Il ne peut pas y avoir une causalité inversée, si on prend en compte l’existence ou la non existence des corps, par contre il peut avoir différents modes de présence de la cause finale, bien que le rôle de la cause finale n’apparaisse pas clairement au physicien.

Objection :

"l’invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique" ne veut rien dire, car pourquoi  les concepts de passé/présent/futur, définis  pour un temps absolu, devraient s'appliquer au temps d'un référentiel défini comme relatif en relativité.

Réponse :

Pour parler de vitesse d’un corps entre deux points, il faut que le corps soit à tel instant à ce point, puis à tel autre instant à cet autre point , et il faut établir un rapport entre ces deux instants.  Ce qui veut dire que, pour parler de vitesse d’un corps entre deux points, on est obligé d’établir une ligne de simultanéité. D’un point de vue opérationnel,  il n’est pas forcément possible d’établir une ligne de simultanéité, car on ne sait pas toujours si deux événements distants sont simultanés ou non. Mais ce n’est pas pour cela que l’on ne peut pas juger, de manière théorique, du principe de relativité de la simultanéité au niveau physique.

 

Conclusion :

Quand on constate que la vitesse de la lumière est invariante dans tel et tel cas de figure, cela n’implique pas nécessairement que la vitesse de la lumière est invariante dans tous les cas de figure. Le fait de considérer c comme une vérité universelle n’est donc pas nécessaire. Alors que le fait de considérer que, l’invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique, est une vérité universelle. C’est pour cela qu’il faut commencer par là. La perception de la causalité de la relativité est trop limitée, car elle ne regarde que le rapport entre l’antécédent et le conséquent, en considérant en plus que l’invariance de  c est une vérité universelle, alors que ce n’est pas forcément le cas. La causalité, ce n’est pas seulement le rapport entre l’antécédent et le conséquent, mais c’est ce qui rend compte de l’existence des choses de leur structure et de leur comportement. Et, en prenant en compte l’existence des choses, on voit bien que la conception de la relativité restreinte ne convient pas. Il faut commencer par comprendre que l’invariance de la vitesse de la lumière implique la relativité de la simultanéité au niveau physique, et on voit bien alors que tout le reste suit.

 

Philippe de Bellescize