Vers une approche relationnelle de l'espace-temps et du mouvement

  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 26/01/2022 à 11:18

    Bonjour,

    Une fois que l'on a compris, qu'il fallait remettre en cause le postulat de l'invariance de la vitesse de la lumière et la conception de l'espace-temps associée, il s'agit de découvrir sur quel postulat conceptuel une théorie générale de l'Univers peut reposer. Dans ce but il est nécessaire d'avoir une vision du monde qui tienne compte de l'approche causale. La cause, en philosophie réaliste, c'est ce qui rend compte de l'existence des choses, de leur structure, et de leur comportement. Si on découvre, en philosophie, des principes qui ont non seulement une valeur du point de vue de l'être et de la pure signification, mais aussi de l'efficience, une certaine rencontre pratique (1) avec la science devient possible.

    Par un réflexion philosophique on peut tenter de réconcilier la notion d'inertie avec celle de cause actuelle. En effet, à partir du moment ou l'on a démontré qu'il y a nécessairement un instant présent pour l'Univers, on s’aperçoit aussi que mouvement et changement d'état pour l'Univers vont de pair. Or à tout changement d'état il faut une cause, ce qui revient à dire que tout mouvement implique une cause actuelle. Or le mouvement d'un corps en état d'inertie ne peut pas reposer sur une cause actuelle mécanique (2). Comme la matière quantifiée, par elle même, ne peut agir que de cette manière là, cela montre la nécessité de l'existence d'un Principe Moteur Spirituel.

    Ce Principe Moteur, a fin de respecter la logique des phénomènes physiques, ne peut agir que de manière immanente et par relation, selon la détermination des éléments. En effet, si ce n'était pas le cas, on ne pourrait plus différencier le spirituel du physique. Il y aurait donc comme principe - le spirituel : le Principe Moteur, « le matériel » : les constituants, le physique : l'action immanente et par interrelation, selon la détermination des éléments, du principe moteur. C'est par le fait que le principe moteur agirait selon la détermination des éléments que son action deviendrait physique.

    A partir de cette analyse on peut penser qu'il faut avoir une approche complètement relationnelle de l'Espace temps. En effet si on a, tantôt une relation du corps aux autres corps, tantôt une relation du corps à l'espace, comment va t-on passer de l'un à l'autre. C'est pour cette raison, qu'une fois découvert le mode d'action du Principe Moteur de l'Univers, on peut penser qu'il faut avoir une conception complètement relationnelle de l'espace et du mouvement. C'est dans cette perspective qu'il faudrait approcher l'ensemble des forces physiques. On peut chercher, à partir de là, à découvrir les divers concepts associés et à modéliser les choses de manière informatique, en respectant la logique des « forces » (3).

    Note (1) : Il y a au moins trois points de contact entre philosophie et science.
    La question des fondements du savoir : ce qu'atteint chaque science dans la réalité du point de vue de ce qu'est cette réalité.
    Une critique possible : Par exemple mon dernier livre « Paradoxe sur l'invariance de la vitesse de la lumière » qui remet en cause le postulat de l'invariance de la vitesse de la lumière.
    Une rencontre pratique : Quand deux savoirs, dans la connaissance d'un objet particulier, se découvre comme complémentaire.

    Note (2) : J’appelle mécanique une action par contact, ou grâce à un médium quantifié agissant par contact. Une action non mécanique entre deux corps serait donc, d'après la définition qui précède, une action à distance ne nécessitant pas de médium quantifié. On peut aussi avoir une action non mécanique entre deux corps en contact, si l'action n'est pas seulement déterminée par le contact entre les deux corps.

    Note (3) : Comment par exemple intégrer le principe d'équivalence dans une approche complètement relationnelle de l'espace et du mouvement.

    Cordialement
    Philippe de Bellescize
  • Raymond Potvin
    Raymond Potvin

    le 26/01/2022 à 14:52

    «Or le mouvement d'un corps en état d'inertie ne peut pas reposer sur une cause actuelle mécanique»

    Dans mon essai sur le mouvement, l'inertie est causée par le fait que la vitesse de la lumière est limitée, et que cette contrainte limite la vitesse des interactions entre les particules. Il s'agit donc bel et bien d'un mécanisme physique, et il explique à la fois la masse et le mouvement constant, donc l'inertie.

    Je te remets le lien:
    https://docs.google.com/document/d/1HQM7x1ISNRLx3BaS_r1Q_-IGogczAc4RzJ3eRtzBWNU/edit?usp=sharing
  • Raymond Potvin
    Raymond Potvin

    le 26/01/2022 à 16:25

    Je regardais justement ce vidéo hier, et je me disais que les relativistes ne devaient pas tellement l'aimer même s'il est très bien fait. Il est en anglais, mais le gars prononce vraiment bien, et on peut simultanément lire ce qu'il dit.

    https://www.youtube.com/watch?v=pTn6Ewhb27k&ab_channel=Veritasium
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 27/01/2022 à 11:45

    Bonjour,

    Votre texte est agréable à lire car il est très bien écrit. Il faudrait que je le relise afin d'être capable d'inventorier les diverses idées qui sont développées. Il en est de même pour la présentation de la vidéo que vous m'avez indiquée.

    L'échange de particules n'est pas suffisant pour rendre compte du mouvement d'un corps en état d'inertie, je vais tenter d'expliquer pourquoi. Il est vrai que deux personnes qui s'échangent un ballon, du fait de la propulsion du ballon, vont avoir tendance à s'éloigner l'une de l'autre. On pourrait donc, en théorie, remplacer la répulsion entre deux corps par l'échange de particules. Mais comment, à l'inverse, modéliser l'attraction par un tel échange? Ensuite, si vous modélisez le mouvement par un échange de particules, il vous reste à rendre compte du mouvement des particules. Donc, du point de vue de l'argumentation, c'est reculer pour mieux sauter.

    Affirmer, que le monde physique se meut par la simple action de la matière quantifiée, revient à tout expliquer par une action mécanique des corps les uns sur les autres. Il est vrai qu'un arc, une fois bandé, pourrait, s'il était formé par une forme matérielle continue, provoquer un mouvement par lui même. Mais cette explication est insuffisante pour rendre compte de tous les mouvements du monde physique. Dit autrement : une simple analyse mécanique des forces est, pour comprendre le monde physique, insuffisante ; cette constatation nous oblige admettre l'existence d'un principe moteur.

    Suite prochain message 

    Cordialement
    Philippe de Bellescize
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 27/01/2022 à 12:05

    « « « FONDEMENT POSSIBLE, DANS UNE PERSPECTIVE
    RELATIONNELLE DE L’ESPACE-TEMPS, DU PRINCIPE D’ÉQUIVALENCE

    Après cette longue citation de mon livre Le Principe Moteur de
    l’Univers et l’Espace-Temps, je vais indiquer en quoi consiste la
    correspondance entre mon analyse et l’approche du principe d’équi-
    valence. Il ne s’agit pas pour moi d’indiquer si le principe d’équiva-
    lence, dans ses différentes formulations, est toujours complètement
    valable, mais seulement d’étudier quel pourrait être le fondement
    physique de ce principe. C’est au sujet de l’analyse de l’impulsion
    qu’il existerait une correspondance. Mais il faut sans doute établir
    une nuance importante par rapport à ce que j’ai mentionné dans Le
    Principe Moteur de l’Univers et l’Espace-Temps :

    « Mais, dans l’impulsion, le corps serait en relation de deux ma-
    nières à l’espace de référence. Il a tout d’abord une relation gé-
    nérale à l’espace ayant tendance à maintenir le corps dans une
    certaine situation. Mais il faut aussi, pour expliquer le mouve-
    ment du corps par rapport à l’espace de référence, dire qu’il y a
    une contraction de l’espace dans une orientation donnée relati-
    vement à ce corps. Il faut aussi qu’il y ait un équilibre actuel
    entre ces deux forces pour aboutir, à une certaine position pour
    le corps, et à une certaine quantité de mouvement. La contrac-
    tion de l’espace dans une orientation donnée représente une cer-
    taine unité pour le corps, en ce sens, elle augmenterait la masse
    du corps et cette augmentation de masse renforcerait la relation
    du corps à l’espace de référence. C’est l’équilibre actuel entre
    ces deux forces qui aboutirait à telle position pour le corps, cet
    équilibre en évoluant progressivement limiterait la vitesse (64). »

    En fait, il n’existe pas forcément un équilibre entre deux forces
    qui s’opposent : ma formulation dans le texte cité n’est donc sans
    doute pas tout à fait juste. On peut peut-être considérer que le prin-
    cipe moteur dans son action met en rapport divers aspects relation-
    nels : le rapport du corps à l’ensemble de l’espace de référence, et
    le rapport particulier du corps à l’espace dans une orientation don-
    née (contraction relative de l’espace dans cette orientation, ce qui
    permettrait au corps d’avancer), et cela par une évolution de la
    masse du corps. Il n’y a donc pas deux forces qui s’opposent, mais
    une seule action du principe moteur qui prend en compte différents
    aspects relationnels (65). Le rapport du corps à l’ensemble de l’espace
    de référence correspond à l’inertie, et le rapport du corps à la con-
    traction de l’espace dans une orientation donnée à la masse pesante.
    Un rapport lie ces deux aspects de la masse par une évolution de la
    masse du corps. Finalement, le rapport du corps à l’ensemble de
    l’espace de référence (inertie) tient compte de la contraction de l’es-
    pace dans une orientation donnée, d’où l’état d’inertie du corps en
    chute libre. Même si aucune force n’est exercée sur le corps en état
    d’inertie, ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de cause actuelle du
    mouvement. En effet, il y aurait une action actuelle du principe mo-
    teur permettant au corps d’adopter cette position.

    64. Philippe de Bellescize, Le Principe Moteur de l’Univers et l’Espace-
    Temps, Lulu, février 2015, page 104.
    65. C’est en tenant compte des critiques d’Aroll du forum Futura-science
    sur mon approche, que j’ai compris cela. » » »

    Livre « Et il survolait les eaux vers une nouvelle vision du monde physique ? » Philippe de Bellescize, Chapitre.com - 2019, chapitre 11 « Principe d'équivalence et conception complètement relationnelle de l'espace et du mouvement », pages 84-85-86.

    A partir de là on doit pouvoir programmer, ce qui est dit, de manière informatique.

    Cordialement

    Philippe de Bellescize
  • Raymond Potvin
    Raymond Potvin

    le 27/01/2022 à 16:49

    Merci pour le compliment, on ne me l'avait encore jamais fait. C'est bon de savoir que ce qu'on a en tête est convenablement transcrit, alors j'en profite pour te le renvoyer, tu écris très bien toi aussi.

    Tu parles de particules alors que je vois des ondes. Ce sont des ondes stationnaires que mes particules échangent, et ce genre d'onde a la propriété de positionner les objets. On peut aussi bien s'en servir pour immobiliser les atomes avec des lasers que pour suspendre des grains de matière avec du son. Au lieu de positionner les objets sur les nœuds de leur onde stationnaire comme dans mon exemple, mes particules se positionnes elles-mêmes l'une par rapport à l'autre. Yuri Ivanov, un chercheur russe, en est arrivé à la même conclusion que moi au sujet des ondes stationnaires, bien que son mécanisme soit légèrement différent du mien. À mon avis, ça se gâte un peu vers la fin là où il croit pouvoir s'en servir pour propulser des vaisseaux, mais sinon, il aboutit à la même conclusion fondamentale que moi, c'est à dire que ce sont ces ondes stationnaires qui sont responsables de la masse des corps et du mouvement constant.
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 28/01/2022 à 15:41

    Bonjour,

    De mon point de vue les ondes sont liées au mode d'action du principe moteur de l'Univers.

    « La perception de la causalité de la relativité est trop restreinte car elle parle de rapport causal possible à partir du moment où un événement est situé dans le cône de lumière. En fait, d'un point de vue philosophique, la causalité est ce qui rend compte de l'existence des choses, de leur détermination et de leur comportement. On constate dans toute réalité une structure et un ordre. Il est nécessaire qu'il y ait quelque chose qui soit source de l'existence de cette structure et de cet ordre, ce que l'on peut appeler d'un point de vue philosophique causalité. Tout d'abord s'il y a une relation instantanée à distance entre les corps, les corps ont un rapport causal même s'ils ne sont pas situés dans le cône de lumière, ce qui ne veut pas dire que ce rapport causal réclame que par exemple un photon doive passer d'un corps à l'autre. Il est possible que les particules corrélées dans la théorie des quanta impliquent une influence instantanée à distance sans qu'il y ait échange de matière. Dans ce cas, se pose la question de savoir comment du point de vue des principes on peut comprendre cette action ou cette relation. En effet, si on agit sur une particule corrélée, il y aurait un effet immédiat sur l'autre particule alors que les deux particules peuvent être très éloignées, cela pose des problèmes d'interprétation. Un rayon lumineux, qui représente une certaine information, n'a pas le temps de voyager de l'une à l'autre comme la relation est immédiate. »

    « Le Principe Moteur de l'Univers et l'espace-temps », pages 129 – 130, lulu février 2015.

    Dans ce livre j'essaie de démontrer la nécessité de l'existence d'un Principe Moteur Spirituel, qui ne peut pas agir, comme le pensait Aristote, au moyen d'un premier mobile. Il ne reste alors qu'une autre solution : une action immanente et par interrelation, selon la détermination des éléments. J'ai voulu à un moment retirer ce livre de la vente car je ne suis pas satisfait du chapitre 12.

    « Soit on définit l'espace comme un contenant, soit on définit l'espace de manière relationnelle. Si l'espace est un contenant, il y a un rapport possible entre les corps par contact ou par l'intermédiaire du contenant. Si l'espace est défini de manière relationnelle, il y a un lien entre les corps du fait de leurs relations actuelles. Donc si on définit l'espace comme un contenant, c'est le contenant qui permet aux distances d'exister. Si on définit l'espace de manière relationnelle, c'est la dimension des corps et les relations entre les corps qui permettent aux distances d'exister. Or on peut penser que les relations entre les corps ne sont pas dans tous les cas de figure mécanique, ce qui aboutit à une vision très étonnante de la matière (voir chapitres 4, 5, 6).

    Si on veut définir l'espace ni comme un contenant ni de manière relationnelle, on ne comprend pas comment un corps peut avancer car avancer c'est franchir une distance. Il n'y a alors rien, dans ce cas, qui permette de rendre compte des distances. 

    Il faut distinguer le fait d'être en mouvement et le fait de pouvoir dire qu'il y a mouvement. La question porte ici sur le fait d'être en mouvement, même si on ne pouvait pas le savoir. Or pour un corps isolé dans le néant, non seulement on ne peut pas dire s'il est en mouvement, mais il ne peut tout simplement pas être en mouvement si on le prend dans sa globalité parce qu'il n'y a rien qui rende compte de l'existence des distances. C'est très important car cela montre que pour qu'un corps puisse être en mouvement, il faut que « quelque chose » rende compte de l'existence des distances. Pour être précis: une distance n'a pas besoin en elle-même d'être constituée par"quelque chose", mais ce qui permet aux distances d'exister, si. Par exemple si on a un corps en "fer à cheval", entre les deux bouts du "fer à cheval" il peut très bien ne rien avoir, mais la distance entre les deux bouts du "fer à cheval" est permise par le reste du "fer à cheval". Et si on a un autre corps au milieu, il faut encore expliquer comment ce corps se trouve là, et comment il peut changer de position. Donc si on a deux corps et pas de contenant, pour que les deux corps puissent s'éloigner, il faut que quelque chose rende compte de l'existence actuelle des distances. Il n'y a dans ce cas que leur relation actuelle qui puisse en rendre compte. Cela veut dire que c'est leur relation actuelle qui leur permettrait, dans ce cas, de s'éloigner, d'avoir cette position. La relation entre les deux corps n'est perçue comme propulsive que si le mouvement est empêché. D'ailleurs, s'il n'y a pas de contenant, on ne peut pas dire à proprement parler lequel des deux corps est en mouvement. Le mouvement doit être apprécié de manière relationnelle. Si on définit l'espace de manière relationnelle, il y a deux aspects dans le mouvement qui parfois sont mélangés, les mouvements permettant la création d'un espace de référence et les mouvements relativement à cet espace de référence.

    Donc si l'espace est un contenant et si on élimine la solution du premier mobile, il faut un rapport direct ou indirect des corps au contenant pour avancer. Si on définit l'espace de manière relationnelle, il faut une relation actuelle entre les corps pour être en mouvement. Dans les deux cas, il faut une cause actuelle pour rendre compte du mouvement. »

    « Le Principe Moteur de l'Univers et l'espace-temps », pages 62 - 63, lulu février 2015.

    Il faut aussi remarquer que, si on considère l'espace comme un contenant, il faut donner des limites à ce contenant, et il se pose la question de ce qu'il y a derrière ces limites.

    Suite prochain message
    Cordialement
    Philippe de Bellescize
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 28/01/2022 à 15:47

    « La masse : Comme la masse est une énergie, elle doit être rattachée dans notre perspective à l'action du principe moteur. Or l'action du principe moteur serait de mettre les corps en relation selon la détermination des éléments. Comme l'action du principe moteur permettrait l'unité de l'univers, cette action serait nécessairement dans un premier temps de type attractif. Mais en même temps, la masse n'est pas un mouvement. La masse représenterait l'unité d'un corps, unité pouvant être plus ou moins intense. Elle impliquerait que le corps ait plusieurs constituants puisque l'action du principe moteur serait de mettre les corps en relation. C'est une fois que ces premières unités ont été constituées qu’apparaîtrait la répulsion. La masse serait nécessaire à l'analyse de l'espace, de l'inertie, de l'impulsion et du temps. Mais à partir du moment où la masse représente une unité due à l'action du principe moteur, on peut considérer l'unité d'un corps même si les constituants de ce corps ne sont pas tous en contact. Cela permet de parler de la masse d'un corps. Étrangement, on pourrait aussi parler de masse en ce qui concerne les rapports du corps avec son environnement. Il y a une proportion qui interviendrait entre l'unité d'un corps et les rapports qu'il entretient avec son environnement, c'est l'analyse de l'impulsion qui permettrait d'affirmer cela. Dans mon optique la masse d'un corps pourrait varier en fonction de son impulsion. »

    « Le Principe Moteur de l'Univers et l'espace-temps », pages 97 – 98, lulu février 2015. On retrouve aussi ce texte dans mon livre « Et il survolait les eaux vers une nouvelle vision du monde physique » 2019, Chapitre.com

    La relation qu'il y a entre les constituants d'un atome intervient dans la valeur de sa masse, ce qui peut amener à penser qu'il faut avoir une approche complètement relationnelle de la masse.

    «L'espace : Si l'espace est défini de manière relationnelle, la situation des corps provient de la relation que les corps entretiennent entre eux. L'expansion de l'espace ne peut pas être due à l'énergie propre de corps poursuivant leur trajectoire. L'expansion de l'espace est dans cette perspective forcément permise par la répulsion. À partir de là, on peut dire que l'on a deux types de mouvement qui évidemment se trouvent mélangés : les mouvements permettant la création d'un espace de référence et les mouvements continus relativement à cet espace de référence dus à l'impulsion. Il faut donc, pour comprendre l'expansion de l'espace, des particules ayant comme caractéristique d'être porteuses d'une force répulsive tout en ayant d'un autre point de vue des propriétés attractives. Sinon il n'y aurait plus d'unité dans l'univers et on ne pourrait pas comprendre le mouvement tel qu'il se présente à nous. Deux particules peuvent très bien à une certaine distance se repousser (à proximité) et à une autre s'attirer. Ce qui veut dire qu'à une certaine distance, la relation ne serait ni répulsive ni attractive. On peut penser à la matière manquante de l'univers, la matière noire, qui serait difficilement détectable du fait des forces répulsives. « …........ » »

    «L'inertie : Si on considère que l'inertie est la résistance au changement d'état, on peut considérer que même si le corps n'a pas d'impulsion, il a une inertie. Mais cela ne veut pas dire que le corps va poursuivre un mouvement initié. Je m'explique, si l'espace de référence est, comme je l'ai indiqué, constitué de particules ayant, d'un certain point de vue des propriétés répulsives, et d'un autre point de vue des propriétés attractives, une particule dans cet espace va avoir une certaine stabilité du fait de l'équilibre des forces. Mais cela ne veut pas dire qu'elle aura tendance à poursuivre un mouvement initié. En effet, le mouvement d'expansion de l'espace serait permis par la répulsion. On ne peut pas considérer que les particules permettant à l'espace d'exister poursuivent leur trajectoire indépendamment de ces relations répulsives. Maintenant il y a un autre type de mouvement possible : le mouvement par rapport à l'espace de référence constitué par les autres corps et étant dû cette fois à l'attraction, ce que nous verrons dans l'analyse de l'impulsion. Un corps ayant une impulsion va aussi résister au changement d’état et en ce sens il a une inertie. Comme notre expérience des corps ne concerne pas tellement la matière noire qui, de notre point de vue, permettrait l'expansion de l'espace, c'est plutôt en tant que les corps ont une impulsion que l’on considérerait l'inertie. Les corps dont nous avons l'expérience ont sans doute toujours une impulsion. « ….. »»

    « Le Principe Moteur de l'Univers et l'espace-temps », pages 99 – 101, lulu février 2015. On retrouve aussi ce texte dans mon livre « Et il survolait les eaux vers une nouvelle vision du monde physique » pages 77- 80, Chapitre.com 2019.

    Cordialement
    Philippe de Bellescize
  • Raymond Potvin
    Raymond Potvin

    le 10/03/2022 à 17:25

    « Si on veut définir l'espace ni comme un contenant ni de manière relationnelle, on ne comprend pas comment un corps peut avancer car avancer c'est franchir une distance. Il n'y a alors rien, dans ce cas, qui permette de rendre compte des distances. »

    Dans mon essai, le contenant est l'éther, dans lequel la lumière se déplace dans toutes les directions à la même vitesse pourvu qu'on y soit immobiles. On peut donc se fier à la lumière comme étalon de distance en lui faisant faire un aller retour, car quelle que soit notre vitesse, la vitesse moyenne de la lumière sera toujours la même et son temps de parcours aussi.

    « Donc si l'espace est un contenant et si on élimine la solution du premier mobile, il faut un rapport direct ou indirect des corps au contenant pour avancer. Si on définit l'espace de manière relationnelle, il faut une relation actuelle entre les corps pour être en mouvement. Dans les deux cas, il faut une cause actuelle pour rendre compte du mouvement. »

    Il ne peut pas y avoir de relation actuelle entre les corps si rien n'est instantané, et je ne crois pas aux relations instantanées. Dans mes simulations, le plus près que j'ai de l'instantanné, c'est le temps que prend la lumière pour aller d'une particule à l'autre, alors plus les particules sont petites, plus ce temps est court, mais jamais instantané. S'il n'y avait pas ce temps, mes particules ne pourraient ni se déplacer ni résister à leur déplacement, ce qu'on appelle leur masse, car sans ce temps, je ne pourrais tout simplement pas faire de simulation.
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 21/03/2022 à 13:32

    Bonjour,

    J'ai été occupé ces derniers temps c'est pour cela que je ne vous ai pas répondu plus tôt.

    Vous avez écrit :

    « Dans mon essai, le contenant est l'éther, dans lequel la lumière se déplace dans toutes les directions à la même vitesse pourvu qu'on y soit immobiles. On peut donc se fier à la lumière comme étalon de distance en lui faisant faire un aller retour, car quelle que soit notre vitesse, la vitesse moyenne de la lumière sera toujours la même et son temps de parcours aussi. »

    Avec une vitesse de la lumière qui serait différente à l'aller et au retour, le temps de parcours n'est pas le même que si la vitesse de la lumière est la même dans les deux sens. C'est certainement pour cela que certains scientifiques évoquent la possible contraction, dans l'expérience de Michelson et Morley, du bras de l'interféromètre dans le sens du mouvement. Mais cela ne règle le problème que si on mesure la vitesse de la lumière dans un aller retour. Il faudrait pouvoir mesurer la vitesse de la lumière dans un seul sens à la fois, en synchronisant deux horloges quand elles sont en contact, puis en les éloignant progressivement, puis en les remettant en contact après l'expérience, afin de vérifier qu'elles sont bien restées synchronisées.

    Vous avez écrit :

    « Il ne peut pas y avoir de relation actuelle entre les corps si rien n'est instantané, et je ne crois pas aux relations instantanées. Dans mes simulations, le plus près que j'ai de l'instantané, c'est le temps que prend la lumière pour aller d'une particule à l'autre, alors plus les particules sont petites, plus ce temps est court, mais jamais instantané. S'il n'y avait pas ce temps, mes particules ne pourraient ni se déplacer ni résister à leur déplacement, ce qu'on appelle leur masse, car sans ce temps, je ne pourrais tout simplement pas faire de simulation. »

    J'ai tendance à penser que seule une approche complètement relationnelle de l'espace-temps et du mouvement peut respecter l'analyse causale. Dans une approche complètement relationnelle de l'espace-temps, il faut que les particules, permettant à l'espace de s'étendre, soient actuellement en relation, sinon il n'y a plus d'espace. Cette relation ne peut être que non mécanique ce qui oblige à poser un principe moteur, distinct de la matière quantifiée, agissant de manière immanente et par interrelation.

    Cordialement
    Philippe de Bellescize
  • Raymond Potvin
    Raymond Potvin

    le 21/03/2022 à 15:17

    Dans ma thèse, lors de leur mouvement, les particules en liaison agissent pour annuler l'effet doppler entre elles dès qu'elles en perçoivent, elles s'approchent et s'éloignent alternativement l'une de l'autre sans en avoir l'impression. Mais comment peuvent-elles ne pas percevoir le moindre effet doppler? Parce que ce sont leurs composants qui font le travail de précision, ils avancent et s'éloignent l'un de l'autre des millions de fois pendant que leurs particules le font une seule fois. Les particules ne peuvent pas percevoir d'effet doppler lors de leur mouvement constant, seulement quand elles sont accélérées, alors que la lumière issue de l'accélération de la première particule n'a pas encore eu d'effet sur la deuxième particule et que cette première particule produit du blue shift sur la lumière en provenance de la deuxième. Quelle que soit la vitesse des deux particules à travers l'éther, l'effet doppler entre elles reste le même. Il leur permet à la fois de conserver leur vitesse commune dans l'éther, et de résister communément à leur accélération.
  • Philippe de Bellescize
    Philippe de Bellescize

    le 27/03/2022 à 18:58

    Bonsoir,

    Je crois que Zefram Cochrane s'intéresse beaucoup à l'effet Doppler. Il sera plus qualifié que moi pour aborder avec vous ce sujet.

    Cordialement
    Philippe de Bellescize

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