Le Principe Moteur de l’Univers et l’Espace-Temps

Philosophie, physique et recherche d’une vision unifiée du monde

Couverture du livre Le Principe Moteur de l'Univers et l'Espace-Temps

Présentation du livre

Ce livre établit un lien entre des questions philosophiques, scientifiques et théologiques. Comment réunir Aristote, saint Thomas d’Aquin—Docteur de l’Église—, Albert Einstein et peut-être aussi Pierre Teilhard de Chardin, en proposant une nouvelle vision du monde ?

Que peut-on retenir de l’analyse par les quatre causes ? L’idée d’un principe moteur pour le monde physique présente-t-elle encore un intérêt, bien que l’on ne puisse plus se satisfaire de la représentation aristotélicienne du monde ?

De l’analyse causale aux théories physiques

Il s’agit de déterminer si, à partir d’une analyse causale, on peut formuler une vision du monde et établir des liens entre les deux théories-cadres de la physique actuelle : la relativité et la théorie des quanta.

L’auteur admet, avec la relativité, que les distances peuvent se contracter, mais il pense également qu’elles peuvent se dilater et que le temps ne s’écoule pas au même rythme pour tous.

Il remet cependant en cause, par une démonstration précise, le principe de relativité de la simultanéité qui se trouve à la base de la représentation relativiste de l’espace-temps.

Cela paraîtra peu vraisemblable au monde scientifique, notamment en raison de la question de la vitesse de la lumière, mais l’ensemble des arguments est présenté dans les chapitres 1 et 10.

Le temps ne serait pas déjà écrit dans un espace-temps bloc, comme la théorie semble plus ou moins l’impliquer : il existerait donc un instant présent pour l’Univers.

Une conception relationnelle de l’espace et du mouvement

Si l’on veut développer une conception relationnelle de l’espace, du mouvement et du temps, on doit parvenir aux mêmes conclusions. Une conception relationnelle de l’espace conduit à une conception relationnelle du mouvement, ce qui signifie que tout mouvement implique une cause actuelle : la relation entre les corps.

Or, on peut montrer que cette relation ne peut pas résulter seulement de la matière quantifiée. Il serait donc nécessaire de poser l’existence d’un principe moteur distinct, agissant de manière immanente et par interrelation, dont la nature pourrait éventuellement être spirituelle.

Que ce principe soit de nature énergétique ou spirituelle, il pourrait être la cause de la non-localité des phénomènes constatés dans la théorie des quanta.

On n’est pas obligé d’adopter une lecture chrétienne du livre : d’autres traditions religieuses peuvent en proposer leur propre interprétation.

Texte rédigé en 2015

Commentaire de Guy-François Delaporte

Guy-François Delaporte est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la philosophie de Thomas d’Aquin, notamment publiés aux éditions L’Harmattan. Il est également le fondateur et l’animateur du site Grand Portail Thomas d’Aquin .

Ce commentaire a été formulé alors que certaines parties de cet essai n’étaient pas encore achevées, notamment le chapitre 12, consacré aux perspectives philosophiques et théologiques, qui souligne certaines difficultés d’interprétation de ma thèse.

« Cher Philippe,

J’ai bien reçu vos mails et votre ouvrage. Ceci représente un travail très remarquable. Je l’ai parcouru en diagonale avant de prendre le temps de le lire sérieusement. Il me paraît être tout à fait le reflet de vos interventions sur différents forums, dont le Grand Portail.

Débattre est, à mon avis, une excellente façon de progresser dans la réflexion, peut-être la meilleure, comme l’avaient compris les médiévaux.

Je vous souhaite bon vent pour votre livre, et ne vous souciez pas de nos différends, car bien malin qui peut prétendre avoir entièrement raison sur ces questions ô combien difficiles.

Amitiés.
Guy Delaporte »

Précision importante de l’auteur

Je tiens à signaler que le chapitre 12 n’est pas suffisamment bien construit ni rédigé. Les différentes problématiques mériteraient d’être davantage explicitées.

J’aurais sans doute mieux fait de ne pas aborder certains sujets, qui étaient alors insuffisamment cernés et que je ne maîtrisais pas suffisamment à l’époque—je sortais d’une longue maladie—, en particulier la question de la substance appliquée au monde physique.

J’ai néanmoins pris soin de préciser qu’il s’agissait d’une unité de relation et non d’une unité substantielle.

J’ai retiré, au moins pour l’instant, ce livre de la vente.

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