Alain Bernard - Les idées froides

 

Alain Bernard - L'inertie n'existe pas (c'est une invention de Newton)  (cliquer)

Message 1 - 03/06/2025:

Alain Bernard soulève dans cette vidéo un sacré lièvre. De mon point de vue, derrière cette approche de l'inertie se cache une théorie générale de l'Univers, mais il est peu probable que la majorité comprenne.

Message 2 - 04/06/2025:

Dans ma recherche, la remise en cause du postulat de l’invariance de la vitesse de la lumière ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. Une lecture attentive de la page de mon site consacrée à « l’objection de la navette et du missile » permet de comprendre que le raisonnement proposé est difficilement contournable. Il ouvre ensuite la voie à des développements inattendus.

On découvre, en effet, que la vitesse de la lumière dépend de la configuration spatiale et qu’elle ne peut être invariante que localement. Ce lien entre vitesse de la lumière et structure de l’espace conduit naturellement à une conception entièrement relationnelle de l’espace et du mouvement.

Or, pour que les relations entre les corps rendent compte de l’exercice des forces, il faut que celles-ci ne soient pas d’ordre purement mécanique. Cela mène à l’introduction d’un principe moteur agissant de manière immanente, par interrelation, selon les déterminations propres à chaque élément. À partir de là, c’est une véritable théorie générale de l’univers qui se dessine progressivement.

C’est, me semble-t-il, le coin du voile qu’Alain Bernard a commencé à soulever à travers sa nouvelle approche de l’inertie. Je l’encourage à poursuivre ce fil d’Ariane (j'aborde ce sujet d'un point de vue philosophique dans cette page).

Message 3 - 27/12/2025

La relativité générale décrit la forme géométrique du mouvement mais non sa cause actuelle. Le mouvement suppose une dynamique relationnelle entre le corps et l’espace : tant qu’il est libre, la gravité ne se manifeste pas comme force ; elle n’apparaît comme force que lorsque l’actualisation du mouvement est empêchée. La masse propre exprime l’unité réelle du corps et fonde son interaction avec la configuration spatiale, interaction qui structure l’espace (masse gravitationnelle), peut s’orienter dynamiquement (masse directionnelle) et s’intègre globalement comme inertie. L’impulsion est la médiation par laquelle ces aspects s’actualisent. La notion de vitesse limite dépend de cette interaction : sans masse propre, il n’y a pas de vitesse limite, sans que cela implique une vitesse infinie. Le photon, en interaction avec l’espace, possède ainsi une masse relationnelle. Chaque corps par sa masse propre est médiateur de l’action du principe assurant la cohésion du monde physique.

Alain Bernard - Réponses à vos questions sur l'inertie de Newton (cliquer)

Alain Bernard - Notre célérité dans l'espace-temps (cliquer)

Message 1 - 14/03/2026

Alain Bernard, votre réflexion sur l’origine de l’inertie est très intéressante. Le fait de chercher à relier l’inertie à la gravitation conduit effectivement à dépasser le cadre strict de la relativité générale, qui décrit le mouvement des corps dans un espace-temps courbe mais n’explique pas réellement pourquoi un corps possède une inertie et persévère dans son mouvement.

Dans mes propres travaux, je suis arrivé à une question proche en cherchant à concilier l’inertie avec l’existence d’une cause actuelle du mouvement. Cela m’a conduit à proposer une approche relationnelle de l’espace dans laquelle l’impulsion correspond à une modification de la relation du corps à la configuration spatiale. Le mouvement par rapport à une configuration donnée peut alors conduire à une augmentation de masse.

Dans certaines situations, cette augmentation de masse permet d’établir une correspondance entre inertie et gravitation, ce qui conduit à la formalisation du principe d’équivalence. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ce principe soit universellement respecté : il peut apparaître comme une loi dérivée liée à certaines configurations de l’espace et du mouvement.

Dans cette perspective, la question de la masse du photon devient également importante, car l’existence d’une masse propre — même extrêmement faible — permettrait d’établir un lien conceptuel entre les lois de la propagation de la lumière et celles qui régissent la dynamique de la matière.

Voir liens:

Postulat conceptuel et système de pensée

Conceptual postulate and system of thought 

 

Message 2 - 18/03/2026 matin

En regardant à nouveau votre vidéo « l’inertie n’existe pas », je pensais que vous aviez intégré un point soulevé par Grégoire (« Livres et Science ») dans sa vidéo sur Interstellar. Il dit notamment :

« L'effet temporel est dû à la vitesse dans le premier cas et à la gravité dans le second cas. On va voir qu'en fait c'est exactement le même effet. Ce lien entre gravité et vitesse est très rarement évoqué alors que c'est capital. Cela va nous permettre de comprendre la raison physique qui fait que Cooper vieillit moins que sa fille. »

Ce point me paraît essentiel. S’il existe une unité profonde entre vitesse et gravité, alors cela a des implications directes pour une approche de l’inertie par la gravité. Votre analyse éclaire très bien le cadre du mouvement. Celle de Grégoire apporte, de son côté, un élément complémentaire sur le lien entre mouvement et gravité. Mais il me semble que l’articulation complète des deux reste encore à expliciter. C’est peut-être aussi la raison pour laquelle nos analyses ne se recoupent pas encore pleinement. En particulier sur une question simple : pourquoi un corps avance-t-il ? 

Message 3 - 18/03/2026 soir

Suite à mon message de ce matin, j’ai regardé à nouveau la vidéo de Grégoire sur Interstellar. Dans cette vidéo, il insiste sur un point important : la vitesse de libération. Environ 40 000 km/h pour la Terre, et 8 600 km/h pour la Lune. Il explique que cette notion est centrale, car en gravitation, les trajectoires sont réversibles. Un objet placé loin de la Terre peut ainsi retomber et, si l’on omet les frottements de l’air, s’écraser au sol à cette vitesse. Cette idée permet de mieux comprendre les effets gravitationnels sur le temps, comme dans le cas de Cooper. Si l’on met cela en relation avec l’idée d’un instant présent pour l’univers (mise en évidence par l’objection de la navette et du missile), alors une interprétation se dégage, en prenant aussi en compte l’effet Shapiro :

« L’effet Shapiro, aussi appelé retard gravitationnel de la lumière, est un effet résultant de la relativité générale qui voit le temps d’arrivée d’un signal se propageant dans l’espace affecté par la présence de matière dans son voisinage. Cet effet est la combinaison du fait que le signal observé ne se propage plus en ligne droite et parcourt ainsi un chemin plus grand que ce qu’il ferait en l’absence de masse dans son voisinage, et du fait que l’écoulement du temps est affecté par la présence de masse. » Wikipedia

Dans le cadre d’une simultanéité absolue (instant présent pour l’univers), dire que le temps de parcours du rayon lumineux est plus long parce que l’écoulement du temps est affecté par la présence d’une masse revient, en pratique, à dire que la vitesse de propagation du signal lumineux dépend de la configuration spatiale. Et on comprend aussi à partir de là qu'il est tout à fait légitime de penser que le photon a une masse.

Message 4 - 19/03/2026

Alain Bernard, je crois qu’il y a un point qui mériterait peut-être d’être davantage explicité dans votre approche de l’inertie par la gravité — ou que je n’ai pas encore entièrement saisi. Dans votre travail, vous établissez un lien fort entre "inertie" et accélération gravitationnelle, ce qui est intéressant. Mais en regardant la vidéo de Grégoire (« Livres et Science ») sur Interstellar, il me semble qu’un autre lien est mis en avant, cette fois entre gravité et vitesse. Je me permets de citer à nouveau ce passage :

« L'effet temporel est dû à la vitesse dans le premier cas et à la gravité dans le second cas. On va voir qu'en fait c'est exactement le même effet. Ce lien entre gravité et vitesse est très rarement évoqué alors que c'est capital. Cela va nous permettre de comprendre la raison physique qui fait que Cooper vieillit moins que sa fille. »

Cela semble introduire une idée importante : la gravité ne serait pas seulement responsable de l’accélération locale, mais interviendrait aussi dans la détermination des vitesses possibles et des trajectoires. Par ailleurs, il insiste sur la notion de vitesse de libération (environ 40 000 km/h pour la Terre, 8 600 km/h pour la Lune), en soulignant que les trajectoires gravitationnelles sont réversibles. Autrement dit, si la gravité peut faire évoluer un corps dans un sens, elle semble aussi structurer les conditions de son mouvement dans l’autre, comme s’il existait deux tendances en tension. Ce point me paraît important, car il pourrait modifier sensiblement l’analyse du mouvement. Cela ne remet pas en cause votre approche de l’inertie par la gravité — au contraire, cela me semble aller dans votre sens — mais réclame un complément ou une clarification.

Message 5 - 22/03/2026

Il me semble qu'il y a une possibilité de tester les choses de manière expérimentale : Analyse Doppler et variation temporelle – Utiliser des mesures Doppler ou des comparaisons d’horloges ultra-précises (liaisons optiques ou radio) pour déterminer si la variation des temps propres entre deux corps, dans un aller-retour, dépend de leur mouvement par rapport à la configuration spatiale. La nouveauté conceptuelle réside ici : les effets physiques pourraient dépendre de la manière dont un mouvement s’inscrit dans la configuration spatiale réelle, et non uniquement du mouvement relatif entre observateurs, comme c’est le cas dans l’approche actuelle du paradoxe des jumeaux.

Message 6 - 26/03/2026

Externo a écrit: "L'inertie est un champ gravitationnel asymétrique qui fait que l'objet qui le génère se déplace."

Proposition de formulation convergente : « L’inertie est le résultat d’un champ gravitationnel qui, lorsqu’il est asymétrique, entraîne le déplacement du corps, cette asymétrie dépendant de la configuration des masses et de la relation du corps à cette configuration. » (cela étant dit ici pour continuer la réflexion initiée par Alain Bernard)

À partir du moment où l’asymétrie est dite dépendre de la configuration des masses et de la relation du corps à cette configuration, il me semble que l’on introduit une approche relationnelle de l’inertie (sujet déjà traité, au niveau philosophique, dans mon premier livre en 1990). Par ailleurs, dans la mesure où les trajectoires gravitationnelles sont réversibles, on peut penser que cette relation évolue dans le temps — d’où la question du pourquoi de cette évolution, ainsi que celle de l’existence d’une vitesse limite.

Message 7 - 26/03/2026

Le temps n’est pas une dimension comme les autres, puisqu’il est irréversible. Si l’invariance de la vitesse de la lumière en aller simple est considérée comme effective, alors la relativité de la simultanéité doit l’être aussi. Les lignes de simultanéité correspondent dans ce cadre à des états réels du monde, et leur basculement lors d’un changement de référentiel peut conduire à faire dépendre l’existence des événements du mouvement de l’observateur. On est ainsi conduit à traiter le temps comme une dimension géométrique équivalente aux autres, alors même que son irréversibilité, initialement admise, contredit une telle assimilation et fait apparaître une contradiction interne dans le cadre conceptuel considéré (voir Objection de la Navette et du Missile).

Message 8 - 27/03/2026

A Alain Bernard @Lesidéesfroides 

Mon raisonnement ne porte pas sur la cohérence mathématique de la structure de l’espace-temps, mais sur son interprétation physique. Il se place dans l’hypothèse où l’invariance de la vitesse de la lumière en aller simple est une propriété réelle du monde physique. Dans ce cas, la relativité de la simultanéité doit également être comprise comme physiquement effective, et non comme une simple convention de description. La question est alors de savoir si cette interprétation peut être maintenue sans contradiction à partir du moment où l’on confronte le principe de relativité de la simultanéité au niveau physique à l’existence réelle des corps.

Message 9 - 28/03/2026

A Alain Bernard @Lesidéesfroides 

Si la vitesse de la lumière est réellement invariante dans un aller simple, alors la relativité de la simultanéité ne peut pas être une simple convention : elle doit correspondre à une réalité physique.

Cela implique que les lignes de simultanéité du diagramme d’espace-temps décrivent des états réels du monde, et donc que l’existence des corps doit être cohérente avec ces lignes.

Dans l’objection de la navette et du missile, si l’on considère qu’un missile est assemblé au moment de son lancement, alors un changement de référentiel (par accélération) modifie les événements considérés comme simultanés.

On est alors conduit à une situation où, selon une première ligne de simultanéité, le missile est déjà émis, tandis que selon une autre (après accélération), cet instant correspond à un moment où le missile n’est pas encore assemblé.

Autrement dit, si la relativité de la simultanéité est physiquement effective, elle conduit à faire dépendre l’existence même d’un objet du mouvement de l’observateur.

Dès lors, comment la navette peut-elle calculer la trajectoire, par rapport à elle, d’un missile supposé exister, si le basculement de la simultanéité conduit précisément à un instant où ce missile n’est pas encore assemblé ?

C’est cette conséquence que je questionne.

(Suite à ces remarques, une discussion importante c'est engagée avec Alain Bernard, que je ne cite pas car elle est trop longue.)

Message 10 - 29/03/2026

Aimé Savouret a écrit @AimeSavouret : Et si la constance de la vitesse de la lumière dans toutes les directions n’était pas une propriété fondamentale… mais une conséquence de la manière dont nous reconstruisons les mesures dans l’espace-temps ? Dans ce cas, la « célérité » associée à l’existence pourrait cacher une structure plus profonde, compatible avec un temps absolu dans un référentiel sous-jacent. Curieux d’avoir vos retours. Peut-être verrez-vous une erreur… J’ai détaillé cela sur GSJournal. Cherchez : « Le principe de relativité comme manifestation observable d’un absolu sous-jacent » dans mes publications

Ma réponse: 

Merci pour ce partage, qui est très intéressant. Je vous rejoins sur un point important : l’idée que l’invariance de la vitesse de la lumière pourrait ne pas être une propriété fondamentale, mais résulter en partie de la manière dont les observables sont reconstruits, ouvre effectivement une piste conceptuelle intéressante. Là où je m’en distingue, c’est que je ne considère pas seulement cette invariance comme une apparence liée aux procédures de mesure.

Je soutiens, pour ma part, que la vitesse de la lumière n’est pas physiquement invariante dans toutes les configurations, et que cette non-invariance devrait pouvoir être mise en évidence expérimentalement. J’avance en outre un mécanisme explicatif de cette dépendance, dont l’idée de fond était déjà présente dans mon livre de 1990. En revanche, c’est à partir de 2015, dans Le principe moteur de l’univers et l’espace-temps, puis dans mes trois livres suivants, que j’ai commencé à exposer explicitement la question de la non-invariance de la vitesse de la lumière ainsi que l’objection dite de la « navette et du missile ».

Mon point de départ est le suivant : si l’on considère que l’invariance de la vitesse de la lumière en aller simple est une propriété physique réelle, alors la relativité de la simultanéité doit elle aussi être comprise comme physiquement effective. Or, lorsqu’on confronte ce principe à l’existence réelle des corps dans certaines configurations (comme dans l’objection de la navette et du missile), on est conduit à une difficulté de cohérence physique.

De mon point de vue, la question ne porte donc pas seulement sur la reconstruction des observables, mais sur la cohérence physique des conséquences que l’on tire de l’invariance de c. J’expose plus précisément mon positionnement concernant la vitesse de la lumière, ainsi que la manière de le tester expérimentalement, sur mon site et ma chaîne. Je serais très intéressé d’avoir votre retour sur ce point précis — voir “vitesse de la lumière” sur mon site ou ma chaîne.

Aimé Savouret a écrit @AimeSavouret :

À vrai dire, j’ai rédigé un autre document, intitulé « L’espace-temps : une abstraction émergente de la dynamique d’un milieu énergétique », qui précède celui que j’ai mentionné. J’y développe et mets en équations la dynamique complète du milieu constituant l’espace, en abordant de nombreux aspects physiques... le lien entre les équations de Maxwell, l'inertie, la gravitation.

Dans ce modèle, la vitesse de la lumière dépend de la densité énergétique du milieu. Elle reste quasi constante en champ faible en raison de la très faible compressibilité de ce dernier. Ainsi, la vitesse de propagation est égale à c dans le référentiel comobile au milieu. En revanche, dans les autres référentiels, la vitesse observée résulte d’une composition des vitesses, et peut donc être physiquement supérieure ou inférieure à c.

Je démontre plusieurs effets, notamment la déviation de la lumière par un corps céleste. J’utilise également l’anisotropie de la vitesse de propagation pour expliquer l’indice de réfraction apparent du milieu. Par des calculs physiques rigoureux, je retrouve les résultats de la relativité et montre que la dynamique de ce milieu peut se substituer entièrement à une description en termes de géométrie courbe de l’espace-temps.

J’aborde aussi des pistes expérimentales pour détecter ce milieu énergétique qui fournit un référentiel absolu. Certains effets ne sont pas compensés, ce qui suggère que le principe de relativité ne s’applique que dans un cadre limité. D’ailleurs, certaines observations passées fournissent déjà des indices en ce sens, comme je le discute dans mon document « Quand la lumière expose la réalité que nous ne voyons pas : une réévaluation moderne des expériences de premier ordre ».

Enfin, concernant l’expérience de la navette, mon modèle repose sur un temps absolu et rejette la simultanéité relative. Dans ce cadre, il n'y pas de paradoxe. Mon modèle présente certaines distinctions par rapport à la relativité, sans toutefois être contredit par les observations expérimentales.

 

Avant dernier message - 05/04/2026 (supprimé par la modération, je vois que le 11/04/2026 il est a nouveau présent)

A Alain Bernard @Lesidéesfroides   

Pour clarifier mon message précédent, je reconnais qu’il y avait une imprécision dans ma formulation de la notion de distance.

Je raisonnais implicitement en termes de distance spatiale “classique” (3D), alors qu’en relativité, une distance doit être définie le long d’une ligne de simultanéité propre à chaque référentiel.

Dans la mesure où mon objection se place précisément dans le cadre de la relativité, votre remarque est donc justifiée sur ce point.

Cela étant dit, cette correction ne modifie pas le cœur de mon raisonnement.

En effet, dès lors que l’on se place correctement dans le cadre relativiste, il suffit de considérer les deux lignes de simultanéité au moment précis où les deux observateurs coïncident en un même événement.

Or, ces lignes étant différentes, elles conduisent à associer à cet instant commun des événements lointains différents — ce qui est précisément le point que je soulève et qui n’a — ou ne devrait pas — vous avoir échappé.

Autrement dit, même en corrigeant la définition de la distance, la question que je pose demeure inchangée.

 

Dernier message - 05/04/2026 (supprimé par la modération - je vois que le 11/04/2026 il est a nouveau présent)

A Alain Bernard @Lesidéesfroides  

Vous avez écrit en me citant :

« « il me semble important de ne pas confondre temps absolu et simultanéité absolue ».

C’est là une de vos erreurs : temps absolu = simultanéité absolue. »

C’est précisément ce point que je conteste.

Le temps absolu suppose que toutes les horloges semblables battent au même rythme partout.
La simultanéité absolue n’implique pas cela : elle suppose seulement qu’il existe un état global cohérent du monde, indépendamment des variations locales de rythme des horloges.

En relativité, on part d’un espace-temps à quatre dimensions, dont on peut tirer différents feuilletages tridimensionnels correspondant aux simultanéités propres à chaque référentiel.

Mais on peut aussi envisager le renversement suivant, auquel conduit précisément l’objection de la navette et du missile : partir d’un espace tridimensionnel représentant un état global du monde, et admettre qu’il puisse exister en son sein plusieurs rythmes temporels possibles, dépendant des conditions locales et du mouvement par rapport à une configuration spatiale donnée.

Dans ce cadre, la simultanéité relève de la structure du réel, tandis que le temps décrit les modalités de son déploiement.

L’assimilation du temps absolu et de la simultanéité absolue ne va donc pas de soi ; c’est justement l’un des points en discussion.

Et l’on peut d’ailleurs tout à fait reprendre, dans ce cadre, le thème développé dans votre vidéo — celui de notre “célérité dans l’espace-temps” — en lui donnant une interprétation différente, fondée non sur un espace-temps quadridimensionnel donné, mais sur la manière dont les rythmes temporels s’inscrivent dans une configuration spatiale relationnelle.

 

Ressource :

Postulat conceptuel et système de pensée  (cliquer)

Conceptual postulate and system of thought   (cliquer)

Nouvelle approche de l'inertie en fonction des différentes formes de masse  (cliquer)

Mouvement, espace, masse, causalité et principe d'équivalence (cliquer)

 

*    *    *

Dilatation du temps  (cliquer)

L'experience Hafale Keating  (cliquer)